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Matheysine et Hauts Pays ...

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Introduction
En hommage à René Reymond...
la République d'enfants de Moulin-Vieux
Le sentier de La Baronne
Vers l'aiguille de la Dibona et le refuge du Soreiller
Au milieu d'une harde de chamois...
Le col de la Vaurze en partant du Désert en Valjouffrey.
Vers le lac et la brèche Gary.
Le regard d'une brebis
Le secret de la dernière restauration de l’église de Pierre-Châtel enfin percé !
La montagne défigurée...
LeTitanic "refait surface" en Matheysine.
Comment j'ai fait fortune dans le Trièves grâce à Jean Giono...
Valjouffrey-un livre d'Hervé Champollion
Concert Olivier Messiaen le 09/06/13 en l'église de Saint Théoffrey
Invitation à lire "Roizonne -Histoire illustrée de la vallée du mandement de Rattier-" de Danièle Vuarchex.
Roizonne – Histoire illustrée de la vallée du mandement de Rattier. Un livre de Danièle Vuarchex
Les Alpes de Doisneau. Robert Doisneau en vacances à Laffrey...
Paul Fabre : jean, berger d'Entraigues.
Le poids du papillon. Un conte poétique, deux destins parallèles...
Etrange tête à tête en redescendant du Tabor
Le col des Sept Laux
le col de la Muzelle au départ de Valsenestre
Deux expositions d'aquarelles de Gilbert Skorski en 2012...
Le col de Côte Belle
Bêtes et hommes, mon chien...
Légende de Noël au Pays Noir...
L'association des Amis du Musée Matheysin reçoit le prix 2011 de l'Académie Delphinale.
Au bord de la route...
Le refuge de Font-Turbat Mémoire -mémoire alpine du Haut-Valjouffrey
Du pique nique du Grand-Ferrand vers les cols La Croix, des Aurias et de Charnier...
Des convictions que l'on emmène jusque dans la tombe!
Les Gonthéaumes incendiés en 1882 ? Recherches dans les archives...
Faire-part de naissance du blog "Aquarelles de montagne, souvent de sports de montagne, d'un natif du pied de l'Obiou".
Edith Berger. Peintre du Trièves
L'homme qui plantait des arbres de Jean Giono -compléments-
Gilbert Skorski expose ses aquarelles à La Mure.
Fascinant Obiou : un rêve de randonnée.
Crash sur l'Obiou : 60eme anniversaire - Mémorial de la Salette Fallavaux
Obiou : montagne mythique.
La petite hermine du Tabor...
L'homme qui plantait des arbres -Jean Giono-
Quelle est triste la montagne !
Pratiquer le haïku en montagne?
Calès, le jongleur de Tencin, peintre des montagnes.
Hier c'était le printemps.
La gloire de mon arrière-grand père.
Crash sur L'Obiou
Historique succinct des Mines en Matheysine
Les Gonthéaumes : recherches sur d'anciens travaux miniers...
Le carré magique de Valbonnais
Meeting aérien sur le lac de laffrey : les canadairs font leur schow…
Le puits du Villaret.
Le puits des Rioux
Le puits Sainte-Marie à la Motte d'Aveillans.
L'anthracite : l'or de la Matheysine...
La grotte de la Fétoure
En allant vers le lac du Vallon et le col du Rochail...
Adieu Emile Masse...
Matheysine, terre d'inspiration.
Le sentier des Pères vers Notre Dame de la Salette
Olivier Messiaen en Matheysine. Hommage des 20-21/09/2008
Une grande faim en (de !) montagne...
La Matheysine vue du ciel...
Juillet Août mois des obsessions
Institutrices en Oisans...
Vous connaissez Petichet ?
Les Gonthéaumes, hier (1958) et aujourd'hui
Petit Train S.G.L.M : Visite des ateliers
Vers le lac et le glacier d'Arsine
Le canal du Beaumont
Un article du Dauphiné Libéré de 1957 parlant de l'église romane de Saint Théoffrey...
La vieille église Romane de Saint Théoffrey
Les yeux de l'oncle Jules...
Une randonnée pleine d'émotions vers le refuge du Pavé.
Excursion au Piquet de Nantes en souvenir de l'abbé Pierre.
En Matheysine l'air est pur, le climat est sain… Une centenaire en 1946
Des traces étranges sur la colline des Creys en Matheysine...
Lac Claret et lac du Poursollet, randonnée pour automobilistes
Une "auberge rouge" en Oisans ?
Le plus vieux berger des Alpes : Emile Masse
Quelques jeunes bouquetins acrobates et curieux...
Le Grand Serre en Matheysine, la cabane de la Grande Cuche
La mine de l'oncle "Top" : Prenez donc le temps de la chercher dans la colline des Creys...
Mon ami Bernard : pélerinage de printemps au sommet du Tabor de Matheysine
L'hiver en Matheysine avait été rude cette année là ...
Bibliographie,documentations (Giono)...
La tête dans les nuages...
Un journée de poisse ! Glandu n'a pas de chance...
Le Trièves : Première approche aux pieds du Grand Ferrand
Marmottes
Au bout de la randonnée : Son Altesse Chamois
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
La légende de la Pierre Percée.
Publication : Mémoire d'Obiou.
La Gribouille : une chaleureuse librairie à La Mure.
Quelques photos en Matheysine - Petite présentation
Bibbliographies, documents (divers auteurs)...
Bibliographie,documentations (Samivel)...
Bibliographie, documentations (René Reymond)...
Une épopée moderne au Tabor de Matheysine !

 

 

 

 
 
1 avril 2008

Introduction

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Plateau Matheysin... le hameau des Gonthéaumes, au fond sa majesté l'Obiou.

Pourquoi ce blog sur ces territoires chers à mon cœur ? Beaucoup ont déjà tenté ce genre d’expérience et l’exercice est périlleux! On y dévoile aux yeux de tous ses faiblesses et lacunes…
Dans un premier temps je voudrais simplement vous faire partager les bonheurs que j’ai eu à arpenter ces lieux.
Expatrié loin de ces paradis la majeure partie du temps je me suis efforcé d’engranger le plus grand nombre possible d’informations, sensations, impressions, colères, joies, images lors mes trop courts séjours "là- haut".
Ce blog oscillera sans doute entre photographies de paysages, randonnées plus ou moins commentées, points d'histoire locale, renseignements divers…
Attention, ici, rien d'exhaustif, rien d'achevé. Je n'ai ni le temps ni les compétences pour un travail de fond. Cette présentation n'est qu'un semis d'idées à développer. Les graines éparpillées un peu au hasard sont pour vous. Faites en l'usage que bon vous semble.
Ce petit exposé sera certainement ponctué de citations ou de courts extraits d'auteurs. Je vous encourage vivement à lire ou écouter l'intégralité de l'œuvre citée. (Et systématiquement décrite en annexe)

 

En préambule pour bien marquer l'atmosphère que je voudrais installer ici voici un court extrait issu de "La réponse des hauteurs" écrit par Paul Samivel :

 

 

…/…C'est alors qu'il m'arriva la chose 1a plus rare du monde ; je perçus mon propre bonheur dans 1e temps même où je me trouvais submergé par cet univers souriant. Tout désir en moi se trouva pour l'instant non point aboli, mais très exactement comblé. Et déjà, je m'interrogeais avec un grand frémissement intérieur, cherchant à me dissimuler à moi-même cette glorieuse certitude de joie, car j'avais suffisamment vécu pour redouter 1a hargne attentive des dieux.
Mais rien ne vint. Pas de coup de foudre. Ailleurs, au-delà de ces horizons, et des horizons de ces horizons, i1 y avait eu tant de carnage et de souffrance violette, et tellement de sang frais pour étancher leur divine soif, qu'ils m'avaient peut-être oublié après tout, les sombres Immortels, moi tout seul, heureux, sur mon arête. J'osai respirer de nouveau, 1e dur métal du piolet incrusté dans mes paumes, tellement vivant, tellement heureux.
Je n'avais plus besoin d'ouvrir les yeux pour voir 1e pays couché en rond autour de moi, avec sa belle fourrure ocellée d'ombres et de soleil. Je les connaissais par cœur, par 1e cœur, ces hameaux, ces forêts, ces a1pes, ces cascades, ces pics, ces glaciers. Chaque ligne du paysage projetait son double sur un écran intérieur, chaque arbre, chaque rocher ancrait en moi son propre fantôme, et l'eau de ces torrents me coulait aussi à travers l'âme depuis des années.
Bien sûr, j'avais eu 1a malchance comme tant d'autres de naître dans une grande ville sépulcrale, mais ceci était véritablement mon pays, et le mot patrie sous lequel se dissimulent à présent tant de monstres, reprenait enfin ici un sens exact et humain. Car cette vallée et ces montagnes étaient juste à l'échelle, assez étroite pour être inventoriée, déchiffrée, saisie d'un long coup d'œil, assez vastes pour n'emprisonner aucun désir, et les cimes elles-mêmes se tenaient au bord des fontaines de l'azur comme un vo1 de colombes apprivoisées…/…

 

La réponse des hauteurs -Août 1945

-Samivel-

 

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7 décembre 2025

Saint-Théoffrey sous la neige...

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Vidéo de Saint-Théoffrey sous la neige de décembre (Mairie de Saint-Théoffrey)

Quel magnifique paysage Matheysin! 

13 juin 2025

Destination Coiro...

Comment « vaincre » le Coiro ?  

Au moins trois itinéraires possibles et de multiples variantes…

  • Au départ de Valbonnais au bout de la route du Coiro via la cabane de la Dreyre, le col de la Pierre Luminet et les rochers de Barioz… Dénivelée de 1700 m et 9 heures en A/R.
  • Au départ du Mollard (versant ouest) côté vallée de la Roizonne, en enfournant le vallon du Rif Bruyant, traversant le hameau de Rivobruenti  (1200m), tutoyant la cabane forestière du Rif Bruyant (1600m) et effaçant  méthodiquement les quelques 60 ou 70 zigzags du sentier de la Draye de l’Echine … Dénivelée de 1700 m, 5 bonnes heures de montée et 8 à 9 heures en A/R.
  • Enfin au départ du Périer (860 m), en passant par le hameau abandonné des Surres (1300 m), le ravin du Dourdouillet, le vallon de l’Infernet  et sa cabane (1750 m). 6 heures de montée et 9 à 10 heures en A/R.
  • Le Coiro (2607m) n’est pas si évident que ça à repérer « d’en bas » entouré par la Tête de la Grisonnière (2545m), l’Etillier (2197m) et un peu plus loin au nord la Tête de l’Ermitat (2713m)…

 

 

Ces 2 documents sont issus de l’excellent site « GEO-ALP » de monsieur Maurice Gidon :

« Un atlas géologique des Alpes qui explore leur constitution en scrutant leurs paysages ».

Ils permettent de mieux se repérer dans la complexité topographique de cette partie méridionale du chaînon du Taillefer.

Ce lien vous renverra directement vers les pages précises du site décrivant le Coiro.

Bien que totalement ignare en géologie je prends grand plaisir à parcourir ce site, de très nombreuses photographies sont « sensibles » au survol du curseur de la souris et laissent apparaitre ou pas quantité n’annotations (en particulier la toponymie)… Et c’est très pratique pour se repérer !

Bien ! Je vous propose de nous mettre en route sans attendre… Ici, comme toujours, pas de « topo » mais des photos et quelques indications pour vous mettre l’eau à la bouche et préparer votre randonnée en toute responsabilité. Des trois itinéraires précités je vous propose d’en parcourir deux. Commençons par la grimpette partant du Périer et de la vallée de la Malsanne, j’ai beaucoup aimé cet itinéraire, l’atmosphère très particulière du hameau abandonné des Surres et le final dans le haut du vallon de l’Infernet… L’accès par le rif Bruyant est à réserver aux chaudes journées d’été et sera abordé à la suite. Pour l’option partant de Valbonnais débrouillez-vous ! Je ne l’ai pas encore pratiquée… (si Dieu le veut cela se fera et je ne manquerai pas d’amender cet article).

 

Départ du Périer... N'oubliez pas de saluer l'éléphant qui monte la garde non loin de l'église. Il s'ennuie : il a été oublié par Hannibal qui est "certainement " passé ici…

En cas de doute sur le point de départ, renseignez-vous auprès du vieux berger qui a ses habitudes le long du Tourot. Il vous dira de vous diriger vers l’hôtel du Commerce, le chemin de la Drayre, le chemin du Moulin…

 

La première émotion de cet itinéraire est la découverte du hameau abandonné des Surres…

 

 

 

 

 

Puis le panorama s’élargi, le ravin du Dourdouillet et le vallon de l’Infernet  vont se dévoiler peu à peu.

Vidéo ravin du Dourdouillet
Vidéo ravin du Dourdouillet

Votre progression sera peut-être pimentée par la rencontre de vautours fauves…

 

 

 

Le vallon de L’Infernet se dévoile bientôt dans son intégralité.

 

Vallon de l'Infernet
Vallon de l'Infernet

Avez-vous repéré la face nord de L’Olan ?

Nous voilà au point de bascule et le Coiro est maintenant à portée de mains (que nous devrons sortir des poches sur les derniers mètres de l’ascension...).

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Deuxième option : Départ du Mollard (vallée de la Roizonne) en longeant le ruisseau du Rif Bruyant. Si cet itinéraire encaissé manque un peu de grands paysages, il est très agréable à pratiquer par temps de canicule. Le bien nommé Rif Bruyant climatise à merveille le frais sous- bois au dessous de la Grisonnière.

 Grisonnière qui libère parfois d'énormes rochers. Celui-ci est resté en suspend sur une digue...

 Jolies rencontres :

Abondance au regard doux et curieux...

 Aubrac froment aux yeux maquillés de khôl...

 Refuge de Rivobruenti.

 Joli chemin empierré à la sortie de Rivobruenti.

C'est le moment de "philosopher" sur ces capacités à "encore" arpenter les montagnes... 

 Cabane du Rif Bruyant sous le château des Lacs.

 Explosions des couleurs d'automne.

 

Le final se fait dans une ambiance un peu plus austère. Les chamois, en crête, rigolent de nous voir suer sur le sentier de la Draye de l’Echine et patiner dans les éboulis des derniers hectomètres...😉

 

A suivre pour l'option partant de Valbonnais...

 

3 mai 2025

Le col de Plancol entre l'Armet et le Taillefer.

Le col de Plancol, trait d’union pédestre entre les vallées de la Roizonne et de la Malsanne est une bien plaisante destination de randonnée. Accessible depuis Moulin-Vieux (coté Roizonne) en tutoyant le ruisseau de Vaunoire ou au par le col d’Ornon (côté Malsanne). Il est possible, aussi, d'effectuer une traversée complète pour peu que l’on puisse organiser une approche avec deux voitures.

Bénéfices de la journée :

  • Un retour historique sur l’extraordinaire expérience de la République d'enfants de Moulin-Vieux : Ici, caché au creux des montagnes, encerclé par un océan de barbarie, s’est constitué un petit monde idéal (de 1940 à 1944): La République de Torchok. Des enfants de combattants Républicains Espagnols, de résistants, de Juifs ont pu ainsi échapper à la mort grâce à un grand élan humanitaire initié par un couple d’instituteurs Marseillais. Serge Chaloin a écrit un livre sur cette prodigieuse aventure. En lien ci-dessous l’article disponible dans ce blog.

https://photoshautspays.canalblog.com/archives/2016/01/10/33192530.html

  • Une traversée méthodique des étages de la végétation et de la faune Alpine.
  • Une nette mise en évidence des changements climatiques en percevant de visu la terrible descente aux enfers du « Grand Glacier » de L’Armet. (Chaque fois qu’on va le voir on lui dit adieu car on a le sentiment qu’il pourrait bien totalement disparaitre dans l’année…)
  • Une belle randonnée dans un secteur assez peu fréquenté (surtout côté Ornon) alternant sous-bois frais et accueillants, magnifiques points de vue sur la vallée de la Malsanne et plus loin le pic du Col d’Ornon, le Rochail, le Neyrard…
  • Un plaisir esthétique: le petit alpage de Plancol est vraiment un concentré de beauté en automne sous un beau soleil d’arrière-saison lorsque la nature commence à roussir.

Que dire de plus… Comme d’habitude, ici, pas de topo! Commencez à rêver votre randonnée en consultant vos cartes préférées… Dans cet article on abordera essentiellement le « côté » Ornon.

Plancol : Une belle échancrure entre l'Armet et  le Taillefer. Vue prise aux alentours du lac du Vallon.

 Vue d'un peu plus près...

Début de randonnée en sous-bois.

 

La végétation change rapidement.

 

 

 Petit névé sous l'arête nord de l'Armet.

 

 La vue sur la vallée de la Malsanne se dégage au fur et à mesure de la montée.

 

 

 

Alpage de Plancol. L'ambiance est cosy...

 

 

 

Aigles royaux survolant le 45eme parallèle! (on entraperçoit le panneau au bord de la route) ...

 

 

 Le "Grand Glacier" de l'Armet...

 Art topiaire naturel (côté Moulin-Vieux) : Le berger et son chien...

Le ruisseau de Vaunoire.

 

Pour compléter cet article je laisse la caméra à MUPI 38 pierre bernard qui a bien du talent pour exprimer avec brio et je dirais "tendresse" toutes les beautés de ces lieux enchanteurs...

Plancol Vaunoire
PLancol par le ruisseau de Vaunoire

 

Plancol Ornon
Le grand névé de Plancol au départ du col d'Ornon.

 

23 avril 2025

Mon beau Trièves, surtout ne change pas !

«C'est un pays qui retient son souffle de crainte qu'on ne l'abîme. Un pays où c'est toujours un incomparable délice de découvrir à chaque pèlerinage (car on n'y va comme pour voir un saint) qu'il n'a pas changé. Tiens, tu es là, toi! a-t-on envie de lui dire. Et tu es toujours le même? Sais-tu dans quel état est le monde maintenant? Comment as-tu fais pour résister à ceux qui veulent que tu avances? Comment fais-tu pour garder ton âme, alors qu'autour de toi, toutes les autres régions la perdent?»

Pierre Magnan parlant du Dévoluy et du Trièves

 

 

 

 

 

Jean Giono, en une phrase, décrit ce sentiment d'équilibre : "Ainsi cette construction-là, avec ces quatre énormes montagnes où s'appuient le ciel, cette haute plaine du Trièves cahotante, effondrée, retroussée en houle de terre (...) ce constant appel de lignes, de sons, de couleurs, de parfums vers l'héroïsme et l'ascension, cette construction : c'est le cloître, la chartreuse où je viens chercher la paix (...) J'arrive mes montagnes!
Fermez la porte derrière moi."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 «Il est évident que nous changeons d'époque. Il faut faire notre bilan. Nous avons un héritage, laissé par la nature et par nos ancêtres. Des paysages ont été des états d'âme et peuvent encore l'être pour nous-mêmes et ceux qui viendront après nous; une histoire est restée inscrite dans les pierres des monuments; le passé ne peut pas être entièrement aboli sans assécher de façon inhumaine tout avenir. Les choses se transforment sous nos yeux avec une extraordinaire vitesse. Et on ne peut pas toujours prétendre que cette transformation soit un progrès. Nos «belles» créations se comptent sur les doigts de la main, nos « destructions » sont innombrables. Telle prairie, telle forêt telle colline sont la proie de bulldozers et autres engins; on aplanit, on rectifie, on utilise; mais on utilise toujours dans le sens matériel, qui est forcément le plus bas. Telle vallée, on la barre, tel fleuve, on le canalise, telle eau, on la turbine. On fait du papier journal avec des cèdres dont les Croisés ont ramené les graines dans leurs poches. Pour rendre les routes « roulantes » on met à bas les alignements d'arbres de Sully. Pour créer des parkings, on démolit des chapelles romanes, des hôtels du XVIIe, de vieilles halles.

Les autoroutes flagellent de leur lente ondulation des paysages vierges. Des combinats de raffineries de pétrole s'installent sur des étangs romains. On veut tout faire fonctionner. Le mot «fonctionnel» a fait plus de mal qu'Attila; c'est vraiment après son passage que l'herbe ne repousse plus. On a tellement foi en la science (qui elle-même n'a foi en rien, même pas en elle-même), qu'on rejette avec un dégoût qu'on ne va pas tarder à payer très cher tout ce qui, jusqu'ici, faisait le bonheur des hommes.

Cette façon de faire est déterminée par quoi ? Le noble élan vers le progrès ? Non : le besoin de gagner de l'argent…»

"La chasse au bonheur" de Jean Giono.

 

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25 mars 2025

Le sentier de La Baronne

Le sentier de la Baronne … Voilà un nom bien énigmatique pour un sentier aussi vertigineux!

Une mystérieuse baronne de Tréminis aurait fait ouvrir cette sente au XIX ème siècle afin de permettre aux bergers d'emmener leurs brebis au dessus des Petites Charances entre la tête de l'Aupet et La Cavale. A cette époque les campagnes étaient très peuplées et la moindre ressource en herbage devait être exploitée…

Les bergers d'alors étaient certainement de rudes montagnards! Ils menaient leurs bêtes en des lieux pratiqués de nos jours seulement par les chasseurs de chamois et quelques randonneurs aux pieds agiles.

Le sentier que nous allons emprunter est sans doute le plus spectaculaire des Alpes Françaises. Tracé dans un des plus grands et accidentés versants Alpins il est vertigineux, grandiose, éblouissant de beauté.

Une journée de randonnée dans cette ambiance est un pur moment de bonheur. Loin des foules, loin des sentiers balisés et répertoriés, le cheminement est délicieusement aérien et troublant car on se sent comme en pèlerinage… Pèlerinage en mémoire des hommes qui ont peiné à vivre (survivre même) ici. Il en aura fallu de la ténacité, du courage et de l'intelligence pour tirer de cette terre de quoi subsister!

J'ai découvert l'existence de ce sentier dans l'excellent livre de Pascal Sombardier "Du Mont Aiguille à l'Obiou" (Glénat). Si l'aventure vous tente de parcourir ces lieux je vous conseille vivement de vous y référer. Comme à l'habitude dans ces pages vous ne trouverez pas le "topo" de la balade mais quelques indications…

 

Vous pouvez aussi visiter le très intéressant et documenté site internet :

https://www.pascal-sombardier.com/2019/06/le-sentier-de-la-baronne.html

Cette randonnée est longue et exigeante (9h pauses photos et casse-croute comprises). Vous évoluerez dans un secteur isolé.

- A réserver aux personnes ayant le pied sûr et une bonne condition physique (fatigue = moins de lucidité et de vigilance).

- Mieux vaut n'avoir aucune appréhension face au vide.(quelques mille mètres de gaz à dompter sur une bonne part du parcours).

- Un bon sens de l'orientation et de la progression en terrain varié vous sera bien utile (surtout dans la première partie du circuit jusqu'au pied de la Grande Casse).

-Prévoyez des chaussures ayant un excellent grip et un piolet (afin d'enrayer une éventuelle glissade).

-L'itinéraire traverse de nombreux couloirs pierreux et escaliers dévoluards, les chutes de pierres sont possibles et il n'est pas rare que des chamois, surpris par votre arrivée, parpinent en se décalant…

-Enfin la météo doit être parfaite.

Bien! Alors c'est parti…

Tréminis L'Eglise puis direction Le Serre. Juste avant le pont enjambant l'Ebron prendre la route forestière de Pravert et stationner la voiture sur le parking de Boutari.

Continuer sur la route de Pravert 600m et prendre une sente à droite qui part vers le sud, traverse le ruisseau des Chaberts et rejoint un sentier en prolongement de la route de Mautira. Prendre à gauche et progresser vers le pied de la Grande Casse jusqu'au niveau d'une plaque commémorative en mémoire du capitaine Wesley J. Brooks qui s'est fracassé avec son avion sur les crêtes du Grépoux. Traverser à gauche vers une bonne trace bien visible en direction du ruisseau de La Ruine. Repérer les restes d'une cabane et prendre à droite sur le sentier…

Cette entame de randonnée n'est pas très simple. La carte IGN classique est pour le moins confuse (j'ai l'impression qu'au fil des mises à jour des indications et des sentiers disparaissent…), le plan IGN est un peu plus clair. Pour ma part j'ai utilisé l'application Mapy.cz et son fond de carte "OpenStreetMap".

 

Les choses sérieuses commencent.

Un immense terrain de jeux s'étire devant nous.

Il fallait vraiment que nos anciens soient courageux pour exploiter de si maigres ressources dans de si dures conditions…

 

 

Faux pas interdit.

Petit coup d'œil en arrière.

Un moment de temps suspendu!

 

A défaut d'avoir croisé un chat on a vu un chas…

Le Château des Chèvres. Fine lame de calcaire entre les gorges de l'Ebron et du ruisseau de Pravert est accessible grâce à un sentier de toute beauté… (Et on y trouve quantité de thé des Alpes).

Il est temps de regarder le chemin parcouru…

 

Descente vers l'alpage du Courtet.

 

L'effet de perspective met nettement en évidence la hardiesse de l'itinéraire parcouru.

 

Petite halte à la baraque de Pravert.

La randonnée touche à sa fin et il ne reste plus qu'a parcourir la piste de l'Ebron pour retrouver le parking de Boutari et la voiture...

4 août 2019

En hommage à René Reymond...

Je voudrais, ici, pour le centième et peut-être dernier message de ce blog compléter l'article « René Reymond » paru dans le numéro 24 de la revue Mémoire d’Obiou éditée par "Les Amis du Musée Matheysin" en 2019.

En complément du texte paru je joins une description à peu près exhaustive de son importante bibliographie. Je tiens beaucoup à ce catalogue car, bien qu’un peu fastidieux, cet inventaire remet en perspective la richesse et la densité de son œuvre dans laquelle beaucoup ont trouvé matière à s’inspirer pour leurs propres production...

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René_Reymond_1René Reymond est né le 19 avril 1922 à La Motte d’Aveillans. Il est décédé le 21 février 2018 dans sa maison familiale de Pierre-Châtel, au milieu de ses livres, à côté de sa chère bibliothèque… à deux pas de la Route Napoléon. Durant toute sa vie il a aimé le Pays Matheysin. Il n’a cessé de le servir.

Tout d’abord en tant que secrétaire de mairie à Pierre-Châtel. Sa gentillesse, sa générosité pudique, son investissement  inlassable durant les 47 ans de carrière qu’il a consacrés à Pierre-Châtel ont été très appréciés par ses concitoyens et les municipalités qui se sont succédé.

Mais aussi, et surtout, en tant qu’écrivain et historien. Sa bibliographie riche de 17 ouvrages majeurs ou de participations  importantes à des livres écrits en collaboration avec d’autres auteurs est une mine d’or pour qui s’intéresse à l’histoire de notre petite patrie Matheysine. Son insatiable curiosité intellectuelle, sa rigueur  et son talent d’écrivain nous laissent en héritage une exceptionnelle somme de textes, de renseignements, documents, photos.

 

Il a reçu la première médaille d’honneur de la commune de Pierre-Châtel le 7 Octobre 2005.

 

René_Reymond_2

René_Reymond_3

                

N’oublions pas aussi qu’en un temps, inimaginable actuellement, ou aucun média moderne hormis la radio n’égayait les foyers René Reymond et sa petite troupe ont quadrillé la région, portant  un peu partout  la distraction et la culture grâce à leur équipement de cinéma ambulant.

Dans une atmosphère de « Cinéma Paradisio » l’équipe composée de Paulette son épouse et de Monsieur Eymery a vécu, étés comme hivers, bien des aventures sur les routes de  montagne du Valbonnais, du Trièves et de la Matheysine…

Avant de détailler son œuvre littéraire voici quelques anecdotes relatives à cette activité de saltimbanques qui éclaireront d’un jour différent le « personnage » de René Reymond que certains ressentaient comme un peu austère et distant. Alors que ses proches le connaissaient chaleureux, humain et profondément gentil.

René Reymond et Paulette  nous ont souvent bien fait rire en nous racontant leurs « exploits » de projectionnistes :

par exemple lorsque leur voiture a versé dans les marais entre La Mure et Pierre-Châtel. Sauvés de la noyade par Charles Galvin (bien plus tard conseiller général de La Mure) ils ont récupéré à grand peine le matériel de cinéma et surtout… le manuscrit d’un livre de Victor Miard qu’ils ont dû sécher et repasser, feuille à feuille le restant de la nuit !

Une autre fois par temps de brouillard Paulette guidait René scrutant le bas-côté droit de la route en passant la tête par la portière… Ils ont stoppé net en s’apercevant qu’ils étaient entrés dans le cimetière  de Monteynard.  Cette fois-ci aucun dommage à déplorer…

Ou encore, lors d’une séance en plein air au bord du lac de Laffrey. L’écran est installé face au lac, la météo est parfaite, la nuit est tombée mais peu de spectateurs malgré une affiche particulièrement attrayante… Que se passe-t-il ? Qu’importe la séance commence… Oh ! surprise une véritable armada de barques de pêche surchargées de passagers se positionnent stratégiquement  à proximité. On reconnaît bien là le sens pratique et l’avarice légendaire des Matheysins…

Et combien d’autres péripéties vécues par ce couple « yin yang » associant la retenue et le calme olympien de René et l’énergie volcanique de Paulette…

 

 

Bibliographie chronologique.

 

Le chanoine Auguste Dussert (1872-1958).

René_Reymond_4Le premier ouvrage publié par René Reymond est une plaquette écrite en collaboration avec Victor Miard à la mémoire du chanoine Auguste Dussert. Sa plume se fait fervente et admirative pour honorer « un des meilleurs historiens de la Matheysine et du Dauphiné ». Il met en avant dans son éloge les qualités humaines qui lui sont chères : rigueur, modestie, franchise, amitié. Leur   amour commun de l’histoire locale les a rapprochés et c’est avec émotion qu’il évoque l’enregistrement sonore que le chanoine Dussert avait bien voulu lui accorder. Cette rencontre a certainement déterminé le parcours d’historien/écrivain de René Reymond...

 

 

 

 

Pierre-Châtel, hier et aujourd’hui.

René_Reymond_5Ce livre est sans conteste l’ouvrage fondateur de l’œuvre de René Reymond.

La bibliothèque d’un Matheysin doit impérativement comporter dans ses rayonnages trois livres :

« Essai historique sur La Mure et son mandement » de l’abbé Dussert, « Le plateau Matheysin, historique du canton de La Mure » par Pierre Berthier et « Pierre-Châtel, hier et aujourd’hui ».

« Pierre-Châtel, hier et aujourd’hui » est le fruit de nombreuses années d’investigations, d’un travail rigoureux de recherches, d’enquêtes auprès des anciens et de fouilles exhaustives dans les archives départementales de l’Isère et la bibliothèque municipale de Grenoble. Ce n’est ni une monographie sèche et austère, ni une  énumération rébarbative de faits mais une manne qui exhume de l’oubli le passé, nous le présente avec méthode et devient source d’inspiration pour le présent. René Reymond, déjà dans ce premier ouvrage, fait œuvre de passeur. A la manière d’un compagnon du Devoir il nous offre son savoir, il nous transmet les richesses du passé avec sans doute le secret espoir que nous en fassions bon usage. Déjà dans ce premier ouvrage il enrichit le texte de nombreuses illustrations : photographies, fac-similés d’archives ou de gravures.

 

René_Reymond_6Le chapitre sur la Pierre-Percée lui tenait particulièrement à cœur. Il a beaucoup fait pour remettre la Pierre-Percée en la commune de Pierre-Châtel... Au point qu’elle figure sur le blason du village.

L’une des sept merveilles du Dauphiné est désormais définitivement et officiellement associée à Pierre-Châtel.

Ce blason a été dessiné par Mr Miard, peintre très connu et professeur de dessin au lycée de La Mure.

 

 

 

 

In mémoriam (1893-1971) Victor Miard, historien de La Mure et de la Matheysine. 

René_Reymond_7Ce livret écrit en  1971 est un vibrant témoignage de respect et d’amitié. René Reymond et Victor Miard ont collaboré à l’écriture de la plaquette « Le chanoine Auguste Dussert (1872-1958), historien de La Mure et des Etats du Dauphiné » et de profonds liens se sont créés entre les deux hommes. L’éloge se termine par ces mots : « Son œuvre et son souvenir nous restent. Dans nos mémoires qui ne seront point oublieuses, il conservera la grande place à laquelle il a droit : la meilleure. » Un tableau représentant Victor Miard a toujours eu une place privilégiée dans le salon de René Reymond, le fidèle en amitié…

 

 

 

 

 

Petite histoire du chemin de fer de Saint-Georges-de-Commiers à La Mure.

René_Reymond_8Puis arrive en 1978 un ouvrage richement illustré de 220 photographies. Ce livre, préfacé par Jean Haudour, retrace avec précision la construction et le fonctionnement de la magnifique ligne de montagne, premier train électrifié de France, qui a ouvert la Matheysine au progrès. Ici encore René Reymond s’attache à nous exposer les transformations sociales et humaines générées par cette gigantesque réalisation là ou d’autres n’auraient traité que les aspects techniques, industriels ou économiques.

 

 

 

 

In « La Mure et son pays ».

René_Reymond_9Dans cet ouvrage collectif édité en 1979 René Reymond s’est chargé du chapitre historique, son domaine de prédilection : de la Cotte-rouge au vol de l’aigle. Sa riche collection de documents, illustrations et photos complètent à merveille un texte circonstancié  qui  devait par ailleurs  dans ce livre être concis et précis.

 

 

 

 

 

Histoire mémorable du siège de La Mure. 

René_Reymond_10Cet ouvrage écrit à l’occasion du 4eme centenaire du siège de La Mure est le fruit de longues et minutieuses recherches et l’auteur y a fait ressurgir de l’oubli de rares et importants documents. En particulier deux magnifiques plans inédits représentant La Mure et sa région. L’un émanant du camp catholique, l’autre du camp protestant. Pour la première fois on peut y découvrir une représentation exacte de la citadelle en forme d’étoile édifiée par Ercole Negro, ingénieur militaire Piémontais. Ses deux plans et les 52 reproductions de documents historiques de cet ouvrage permettent au lecteur imaginatif de visualiser les combats qui opposèrent Charles de Lorraine, duc de Mayenne et le vieux renard du Dauphiné le huguenot François de Bonne, futur duc de Lesdiguières. Ce même lecteur imaginatif pourra se croire un instant sur la colline du calvaire admirant la Cotte-Rouge, notre Jeanne Hachette locale, terrassant l’ennemi ou pétrifié par l’apparition dans le ciel « d’un astre chevelu » : la comète de 1580. Elle apparut, tel un signe, au début du siège et resta visible durant toute sa durée…Avec ce livre qui a fait date dans les annales, l’histoire locale et régionale s’enrichit d’éléments historiques inédits de grande valeur.

 

La grande aventure du pèlerinage de La Salette, de 1846 à nos jours. 

René_Reymond_11Ecrit en collaboration avec Victor Bettega ce livre imposant est en fait un album. Abondamment illustré (430 photos) et documenté cet ouvrage permet, tant aux pèlerins qu’aux agnostiques, de découvrir l’histoire du sanctuaire de Notre-Dame de La Salette. La description de la pose de la première pierre le 25 mai 1852 nous met immédiatement dans l’ambiance. 15000 pèlerins, 100 prêtres et 2 évêques ont affronté le mauvais temps, les sentiers escarpés, détrempés et glissants. Depuis ce jour rien n’a arrêté le flot incessant des pèlerins et des visiteurs vers ces montagnes chargées de sens.

Dans ce livre on apprend tout de l’histoire religieuse de La Salette, mais surtout on ressent le côté épique de ce pèlerinage hors norme.  Longtemps les « foules de La Salette » ont dû affirmer leur foi sur des chemins éprouvants  avant de trouver là-haut le silence et le recueillement. Les magnifiques photos de cet album nous décrivent subtilement l’atmosphère de ces ascensions mémorables. On perçoit que pour beaucoup, dans ces groupes endimanchés, il s’agit du voyage de leur vie! Dans le choix de toutes ces photos on discerne bien la fibre humaniste de René Reymond. Et puis quel régal de lire le chapitre sur « la réclame » ou sont listés  tous les élixirs, liqueurs, onguents, tisanes, pilules, emplâtres…

 

La route Napoléon, de l’Ile d’Elbe aux Tuileries, 1815.

 

René_Reymond_12René Reymond était fasciné par Napoléon. Sans en oublier la face sombre il en a retenu, avant  tout, les grandes réalisations qui imprègnent encore notre société : le Code civil, les grandes institutions (Préfets, Universités, Banque de France, École Polytechnique, Légion d'honneur...). Il le voyait certainement, à la manière d’Abel Gance,  tel un prophète. Peut-être même, comme Victor Hugo, tel un Prométhée moderne. Ce livre est le fruit de son inextinguible appétit pour la recherche historique et sa passion pour l’épopée Napoléonienne. En particulier les Matheysins liront avec plaisir les chapitres VIII à XII  qui retracent avec minutie l’aventureuse équipée de Napoléon entre Gap et Grenoble. Les événements de la rencontre de Laffrey  y sont décrits avec un grand souci du détail. Laffrey, point de départ de la marche triomphale de  l’Empereur vers Paris…

Sur le même sujet, la route Napoléon, René Reymond a aussi participé à l’écriture  des Guides bleus Provence, Alpes, côtes d’Azur de 1987 et 1991.

 

In le Pays de La Mure, cœur du Dauphiné.

René_Reymond_13Pour cet ouvrage collectif écrit sous la direction de Bernard De la Fayolle, René Reymond se charge du chapitre intitulé : Les grandes heures de l’histoire de La Mure et  nous entraine avec enthousiasme dans le passé. Faits historiques, anecdotes humoristiques, luttes d’influence ou politiques, tout lui est bon pour rendre appétant ce concentré de connaissances érudites. Grâce à lui nous pouvons constater combien il est rare qu’un si petit territoire réunisse autant de richesses patrimoniales et de personnages à si forts tempéraments. D’ailleurs, pour finir et en un coup de plume, il conclut malicieusement  que le caractère Matheysin est le fruit de nos remarquables paysages de montagne et de l’âpre et pittoresque pays murois. C’est-à-dire énergique, audacieux, volontaire, résolu, courageux…

Cette accumulation de qualificatifs élogieux cacherait-elle qu’il pensait aussi têtu, procédurier, pingre…

 

 

 

Enigmes, curiosités, singularités ; L'insolite et le fantastique dans les communes des cantons de La Mure, Corps, Valbonnais, Vizille, Clelles, Mens, Vif.

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L'insolite et les images fortes du passé, dans les communes des cantons de : La Mure, Corps, Valbonnais, Mens, Clelles, Monestier-de-Clermont, Vif, Vizille, La Grave, Bourg-d'Oisans.

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Mystères et curiosités de l’histoire dans les communes des cantons de : La Mure, Corps, Valbonnais, Mens, Clelles, Monestier-de-Clermont, Vif, Vizille, Bourg-d'Oisans.

 

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Ces trois ouvrages édités en 1987, 1989 et 1991 peuvent être associés.

Les 300 chapitres et les 200 photos du premier livre de cette série sont les réponses aux sollicitations reçues par René Reymond lors de la publication de ses ouvrages précédents. Il appréciait la curiosité enthousiaste de ses lecteurs et visiteurs. C’était un grand stimulant pour son travail d’écriture. Chacune de ces requêtes devenait pour lui un défi à relever. Il avoue qu’il s’est « délecté en recueillant cette prodigieuse information ». Le succès du premier livre, l’intérêt grandissant des lecteurs, les demandes de nombreux élus, l’incitent à donner une suite dans le même esprit. Les trois ouvrages réunis constituent une véritable encyclopédie comprenant 1000 chapitres ou notices et 600 photos inédites exceptionnelles.

Les Capucins à La Mure (1642/43 - 1791).

 

René_Reymond_17Le souvenir des  Capucins reste vivace dans la mémoire des Murois et des Matheysins. Ne serait-ce qu’à l’évocation de la place ou de l’école des Capucins…

Pour autant  peu de monde en connaissait l’histoire. Les 112 pages et 60 illustrations de cet ouvrage comble cette lacune, enrichit nos connaissances sur l’histoire locale et  relate un siècle et demi de leur présence à La Mure. A nouveau la riche collection de René Reymond fournit au lecteur de très précieux documents : fac-similés de lettres, gravures anciennes, plans du couvent et de l’église des Capucins ainsi que la plus ancienne photographie de La Mure datant de 1875.

 

 

 

Mémoire de Saint-Théoffrey.

 

René_Reymond_18Ce livre a été dédié à ses parents et aux familles Reymond et Froment. La pauvreté des sources documentaires classiques : archives communales, registre paroissial, parcellaires, actes de délibération ou d’assemblées a rendu difficile la rédaction de l’histoire de Saint-Théoffrey. Ces manques ont été comblés grâce à des documents parallèles, des témoignages  et  quantité de détails cocasses. Au final René Reymond  a réussi  le tour de force de mêler dans cet ouvrage le sérieux et le futile. Autant on y trouvera un article sur le compositeur Olivier Messiaen que la mention d’un arrêté municipal du 17 mai 1903 interdisant les processions… Pince sans rire René Reymond rapporte les commentaires du Petit Dauphinois Républicain au sujet de cet arrêté : « Mesure de police très louable … puisqu’elle sauvegarde la liberté de circulation sur la voie publique, qu’elle écarte, en outre, tous les sujets de troubles et qu’elle confine les cléricaux dans la seule sphère qui leur est réservée… ». Prémices à la loi du 09/12/1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat certainement !

A l’échelle du monde l’histoire de la commune de Saint-Théoffrey est bien dérisoire, cependant elle s’y intègre, s’en imprègne et par exemple l’évocation du monument aux morts 1914/1918 serait peu de chose si René Reymond en humaniste convaincu n’avait retrouvé les photos de ces malheureux soldats …

Qui se souvient encore de la remarquable église romane de Saint-Théoffrey, de ses chapiteaux du XIIe siècle mystérieusement disparus, du cimetière des innocents devenu un vague parking… René Reymond parvient à nous replonger dans l’atmosphère de cette petite communauté mais aussi à nous questionner sur notre peu de respect du passé…

 

 La Mure et la Matheysine.

 

René_Reymond_19Cet ouvrage est un complément aux livres d’histoire locale précédemment  publiés. René Reymond avait participé à l’écriture de certains de ces livres mais dans un souci perfectionniste il a tenu à compléter ces éditions en intégrant ici  les derniers documents qu’il a recueillis lors d’un vaste dépouillement d’archives non exploitées ou ignorées.

La table des matières nous indique que la présentation est  d’ordre chronologique.

Les sujets abordés sont surprenants dans leurs diversités, certains savants, d’autres plus ludiques et amusants, rebondissant de l’évocation du prieuré de La Mure au XIe siècle vers la culture de blé d’Egypte en Matheysine en passant par un condensé de la vie de François de Bonne, Duc de Lesdiguières.

 

 

 

 Fascinante Égypte Terre de merveilles – Les Champollion et la grande énigme Égyptienne.

 

René_Reymond_20Nous voici arrivés au terme de la riche bibliographie de René Reymond… Cet ouvrage, le dernier paru, est une preuve de son immense curiosité. Comme toujours le texte est enrichi par de nombreux documents d’archives ou reproductions et plus particulièrement de magnifiques photos sur l’Egypte et la Nubie rapportées par son ami-voyageur le Docteur Jack Delattre.

C’est certainement sa passion pour l’histoire locale qui l’a incité à écrire ce livre, en effet la famille de Jean-François Champollion est originaire du Valjouffrey. Pour poursuivre ses études il quitte Figeac, rejoint Grenoble, côtoie le préfet Fourier passionné par l’Egypte et rencontre Napoléon Bonaparte à son retour de l’ile d’Elbe… Ces catalyseurs  ont entrainé René Reymond bien loin de «sa»  Matheysine natale et à 78 ans il nous  prouve qu’il est toujours aussi passionné et plus que jamais  ouvert au monde.

 

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Que de chemin parcouru depuis les premiers mots écrits à la mémoire du chanoine Auguste Dussert.

Style élégant, vivant, précis. Méthode claire. Textes érudits, certes, mais truffés d’anecdotes cocasses ou insolites. Rien dans cette bibliographie ne mène à l’ennui alors  que les sujets abordés présentent souvent  un degré très élevé de spécialisation ou de complexité. Puissent-ils nous inciter à nous retourner vers notre si riche passé…

Que de temps, de recherches, de travail consacrés à ses passions : l’histoire et l’écriture. Passion pour la littérature transmise à sa fille Evelyne. Professeur de français, auteur de plusieurs romans et d’une anthologie « l’Alpe Romantique » destinée à tous les amoureux de montagnes, d’histoire et de voyages.

 

En épilogue et ne pouvant trouver les mots justes qu’il faudrait dire ici, reprenons cette belle phrase écrite de la main de René Reymond :

« Son œuvre et son souvenir nous restent. Dans nos mémoires qui ne seront point oublieuses, il conservera la grande place à laquelle il a droit : la meilleure. »

 

Merci Monsieur René Reymond.

A titre particulier Merci René…

10 janvier 2016

la République d'enfants de Moulin-Vieux

 

Vous avez sans doute déjà entendu parler de la République d'enfants de Moulin-Vieux à Lavaldens, au Pied du Taillefer, sans connaître son histoire, et comme tout le monde vous avez été intrigué par ce nom qui a gardé tous ses mystères.

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Serge Chaloin a longuement enquêté, je lui laisse la parole :

« Quatre années de recherches et de rencontres passionnantes et émouvantes, m’ont permis de reconstituer cette chronique de la mystérieuse République des Enfants de Moulin-Vieux dont mon enfance a été témoin. Je serais heureux que, comme ce fut le cas pour moi, cette héroïque aventure vous touche et qu’elle vous fasse découvrir des événements injustement méconnus. » Serge Chaloin

 

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La souscription étant maintenat close vous pouvez obtenir l'ouvrage dans les librairies et points de vente suivants:

A La Mure : Librairies Artbooks et La Gribouille

A l'Alpe du Grand-Serre : Loulou Sports

A Grenoble : Librairies Arthaud, La Dérive et Le Square

Le Fontanil : Tabac-Presse Gaillard

Ou auprès de l'auteur :

Serge Chaloin - 3, chemin de l'orangeraie 38120 Le Fontanil-Cornillon

(06 16 27 18 63)

Lien vers le bulletin de commande ( format pdf)  :   Flyer_REMV__

Je vous encourage vivement à commander ce livre car je suis persuadé que la lecture de cet ouvrage vous apportera autant de plaisir que j'en ai eu à le parcourir…

10 janvier 2016

Vers l'aiguille de la Dibona et le refuge du Soreiller

 

Pour une fois je vais faire une légère infidélité à mes terres de prédilection (Matheysine, Valbonnais, Valjouffrey, Trièves, Dévoluy) pour vous faire partager une petite randonnée dans la très belle vallée du Vénéon vers le refuge du Soreiller et l'aiguille de la Dibona.

Bien! Commençons par l'approche vers le camp de base de l'expédition du jour : le hameau des Etages…

La départementale D530 serpente au plus prés du Vénéon et dessert Vénosc, Bourg d'Arud, Lanchâtra, St-Christophe-en-Oisans, La Bérarde…

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Le paysage est exceptionnel. Le bleu des eaux du Vénéon est vraiment somptueux.

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Avez-vous remarqué cet étrange visage de pierre caché dans les bouleaux?

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Il épie les passants depuis des siècles. Il doit les jauger, aussi! Donc tâchons de nous montrer à la hauteur lorsqu'après avoir enfilé les chaussures nous grimperons vers l'objectif du jour!

Rien que ce parcours en voiture vaut le déplacement. Vous pouvez envisager, à la fois une promenade touristique et une randonnée. Une journée n'y suffira pas et il faudra prévoir de faire étape. Pourquoi pas à Saint-Christophe-en-Oisans à l'hôtel "La Cordée" (ambiance garantie…).

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Surtout n'omettez pas de faire  un petit tour au cimetière de Saint-Christophe-en-Oisans. Il est admirable.

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Je suis toujours ému lorsque j'en parcours les allées. Certaines tombes sont poignantes dans leur simplicité, leur originalité. Il règne en ces lieux une atmosphère singulière.

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 Ici sont rassemblés en un extraordinaire aréopage des montagnards d'exception.

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Pierre Gaspard le magnifique vainqueur de La Meije.

 

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(N'oublions pas Emmanuel Boileau de Castelenau)

 

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Emil Zsigmondy.

Des familles de guides aux noms très connus :

 

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Des marques d'amitiés, de respect…

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C'est le cœur et la tête emplis de l'atmosphère de ces lieux que nous pouvons envisager la petite randonnée du jour.

Car chacun, suivant ses capacités et à son rythme, a bien le droit d'essayer de s'insérer dans le cercle des initiés, des passionnés des hauts pays! (et le jour ou le corps n'en pourra vraiment plus il y aura le rêve, l'imagination et il restera encore de belles randonnées à faire grâce aux forces de l'esprit…)

Chaussettes, chaussures, sac à dos, casse-croûte, appareil photo plus tout le bric-à-brac habituel et en avant marche mauvaise troupe!

Départ du hameau des Etages direction le vallon du Soreiller (le vallon ensoleillé) et le refuge du même nom.

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Beau sentier facile et bien entretenu car beaucoup pratiqué…

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Préparez-vous à un choc… Au détour d'un petit verrou rocheux le long du torrent du Soreiller et à peu près au niveau de la combe de la Balme vous verrez surgir l'incroyable flèche de l'Aiguille de la Dibona.

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Pour mon compte j'en ai eu le souffle coupé… Quel magnifique paysage!

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Petit à petit le vallon s'élargit.

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Bientôt le refuge apparaît.

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Il grossira progressivement et à la mesure de votre ardeur à la tâche…

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Courage, le bel édifice en pierres de taille sera bientôt à portée de main.

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Un grand cirque minéral surplombe le vallon.

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Belle vue sur le massif du Soreiller : Aiguille de la Dibona, Le Plaret, Le pic Gény, La Tête du Rouget…

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En levant la tête vous apercevrez les cordées montant à l'assaut de la Dibona.

De l'autre côté le regard porte vers le vallon des Etages.

 

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vue_du _soreiller.jpgextrait de "GEOL-ALP" (http://www.geol-alp.com), par Maurice GIDON, 1998-2012

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Votre pause pique-nique sera peut-être pimentée par la chorégraphie acrobatique d'un hélicoptère venant se poser sur la minuscule piste d'atterrissage du refuge.

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En redescendant joubarbe, vallon des Etages… et rencontre avec deux vieux messieurs Italiens (secs et noueux comme des oliviers centenaires, cuits et recuits par le soleil d'altitude).

Ils découvrent la Dibona dans la lumière du couchant.

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Nous partageons notre bonheur d'être là, devant ce magnifique panorama, en dialoguant dans un bizarre charabia italien-français-anglais. Espérento de sentier, étrange langue universelle engendrée par notre émotion et le spectacle éblouissant d'une nature magistrale : nous nous comprenons cependant parfaitement et communions dans une fraternelle vision de l'harmonie.

Nous pressentons bien que nous sommes dans la plus belle des galeries d'art, dans le plus riche des musées, le musée des humbles gens sensibles à la pureté des œuvres enfantées par la nature où tout est équilibre, grâce, fragilité et pureté. Mais ici personne ne nous reprochera nos ignorances, notre manque de culture, nos mots approximatifs. Loin d'une approche intellectuelle et verbeuse nous nous rejoignons sur l'essentiel : l'émotion. Nous sommes entre nous, entre initiés, complices et conscients que ce monde vulnérable comme le plus limpide cristal est notre mystique. J'ai rarement partagé de moments aussi chaleureux que lors de cette brève rencontre sur un sentier.

12 décembre 2015

Au milieu d'une harde de chamois...

 

Les moments de bonheur sont rares dans la vie et il ne faut négliger aucune de ces heures bénies.

Pour ma part j'ai largement été gâté lors de mes trop courts séjours en montagne et la chance m'a souvent fait tutoyer ce que j'estime être mon idée du paradis.

J'aime aussi essayer de faire partager ces émotions.

Cependant aux yeux de beaucoup tout cela ne représente rien d'exceptionnel et j'ai bien compris que j'ennuyais certains avec mes pauvres petites aventures de randonneur.

Toutefois, si vous êtes arrivés ici et que vous avez eu la patience de lire ces quelques lignes de préambule écrites en amont de ce petit article…

C'est que vous faites partie des personnes sensibles à l'étrange sentiment de plénitude mêlée d'euphorie que l'on ressent au contact des paysages et des bêtes qui peuplent les "hauts pays".

C'est que vous êtes de ce dernier carré d'hommes encore capables d'émotion devant le magnifique spectacle d'une belle harde de chamois, encore touchés par la grâce des cavalcades joyeuses et débridées d'animaux en totale liberté.

Je peux donc vous confier que j'ai pleuré de joie ce matin du 10 septembre ou je me suis retrouvé entouré d'une nuée de chamois tranquilles et confiants.(37!)

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J'ai pris quelques photos.

Elles ne sont pas très bonnes. Ma main a tremblé, le viseur de l'appareil photo était embué et je me suis un peu embrouillé dans les réglages…

Je vous les livre telles quelles.

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J'ai été submergé de bonheur lorsqu'ils se sont mis à tournoyer autour de moi.

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Cavalcade, jeux, cabrioles.

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 Plaisirs gratuits et innocents des animaux libres.

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Un instant je me suis senti des leurs. En équilibre dans ces lieux que j'aime tant, comme adopté par cette communauté animale.

Et puis brutalement une autre pensée m'a envahi : onze grammes (1), onze misérables grammes de plomb pourraient, en un éclair, transformer ces merveilleux animaux en gibier, en proie sanguinolente…

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Eloignez-vous des stupides bipèdes.

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Positionnez vos guetteurs les plus attentifs.

Protégez vos jeunes avec la plus scrupuleuse attention et avec votre incroyable intelligence.

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Comme ce jour ou deux femelles m'ont longuement et courageusement "fixé" pour me détourner de leurs cabris naïfs et benêts.

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(1)   Voir l'article : Le poids du papillon Erri de Luca

lien vers l'article : "Le poids du papillon. Un conte poétique, deux destins parallèles..."

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Le roi des chamois va mourir sous la balle du roi des braconniers :

"Il attendit là, sans bouger, bombant le torse, la balle de onze grammes qui traversa son cœur de haut en bas. Il mourut avant d'entendre le fracas de la détonation, un coup de marteau contre la tôle du ciel"

 

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